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Micropolluants pharmaceutiques et chimiques : des normes à respecter, mieux, à anticiper

Les rejets d’usines de fabrication ou de conditionnement de produits chimiques ou de médicaments constituent, après la consommation de médicament en elle-même, la seconde source de micropolluants pharmaceutiques dans l’environnement. C’est pourquoi les industriels du secteur se doivent de respecter les standards établis. Et même d’anticiper par l’innovation les normes en matière de micropolluants chimiques et pharmaceutiques qui prévaudront bientôt.

Accéder à la rediffusion du webinaire sur les micropolluants pharmaceutiques et  chimiques

C’est dans les années 1970, aux États-Unis, que la présence dans les effluents d’eaux usées de résidus médicamenteux — de l’acide salicylique, notamment — a été mise en évidence pour la toute première fois. Les progrès des techniques d’analyse chimiques ont ensuite rapidement permis d’en détecter beaucoup d’autres.

Ils sont aujourd’hui qualifiés de micropolluants, car ils sont, malgré leurs concentrations très faibles — parfois de l’ordre du nanogramme par litre —, susceptibles d’engendrer des effets négatifs sur le milieu naturel et sur les organismes vivants — y compris les hommes — en raison de leur toxicité, de leur persistance et de leur bioaccumulation. Plus de 110 000 de ces micropolluants sont recensés par la réglementation européenne.

Depuis les années 1990, la question s’inscrit dans un cadre législatif et réglementaire relatif à la protection du bon état écologique des masses aquatiques. Un ensemble de normes relatives aux micropolluants pharmaceutiques élaborées par l’Union européenne. En France, ces grandes directives sont reprises dans des plans micropolluants quinquennaux qui posent des règles de surveillance de l’état de l’eau. Le troisième arrivera à échéance en 2021. En bout de chaîne, des arrêtés préfectoraux fixent la liste des produits visés et les valeurs seuils rattachées.

 

Anticiper les normes sur les micropolluants pharmaceutiques et chimiques

 

Il revient aux industriels de respecter les normes relatives à ces micropolluants pharmaceutiques rejetés avec leurs eaux de process. Et même, d’anticiper celles qui seront applicables dans le futur.

Car si l’objectif de cette réglementation est d’abord d’éradiquer ces substances de l’environnement, il est ensuite généralement nécessaire d’aller jusqu’à l’interdiction de leur utilisation. Pour les industriels, l’enjeu est de taille. D’autant que la liste des micropolluants prioritaires évolue régulièrement, au gré des nouvelles connaissances acquises par les scientifiques.

Un grand nombre de ces micropolluants pharmaceutiques ne sont pas encore identifiés comme tels ou attendent que soit défini leur impact sur l’environnement. Voilà pourquoi la législation européenne renforce aujourd’hui les obligations en matière d’évaluation du risque environnemental. Une évaluation à la charge des industriels et qui doit être menée très en amont de la mise sur le marché d’un produit. 

Le tout entre dans le cadre de ce que l’on appelle la responsabilité et l’efficacité environnementales de l’entreprise. Plus qu’une question d’image, c’est une obligation réglementaire que les industriels doivent prendre en compte.

 

Des solutions techniques existent

 

Le mieux semble donc de savoir se fixer des standards en fonction de son activité et de la toxicité des substances manipulées. Mais également en fonction du milieu naturel récepteur. Car l’impact de rejets dirigés vers une petite rivière d’un parc naturel n’est pas le même que celui de ceux qui finissent dans le Rhône ou la Seine. L’effet dilution et même, la pression de la population locale, pouvant se révéler très différents d’un secteur à l’autre.

Et pour anticiper toutes ces obligations, les industriels peuvent compter sur l’innovation. S’appuyer, dès le stade du développement d’un produit, sur des solutions qui vont au-delà des normes du moment sur les micropolluants pharmaceutiques. Tant du point de vue de la détection, avec des outils intégrateurs dits de biosurveillance, que de celui du traitement des rejets. Une manière à la fois de respecter les lignes directrices élaborées par la Commission européenne et de démontrer la volonté de l’entreprise de se positionner à la pointe de l’efficience environnementale.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur les micropolluants, inscrivez-vous à notre webinaire qui aura lieu ce jeudi 23 juillet à 11h.

Webinaire - les enjeux des micropolluants pour les industries chimiques et pharmaceutiques