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Éliminer les micropolluants pharmaceutiques : l’exemple du plan d’action de Sanofi Vertolaye

Les résidus médicamenteux ont un impact sur l’environnement. Au début des années 2010, il a été clairement mis en évidence sur les goujons de la Dore, une petite rivière du Puy-de-Dôme. En cause : certains principes actifs fabriqués par l’usine de Sanofi Vertolaye. Le plan innovant mis en œuvre sur le site pour éliminer les micropolluants pharmaceutiques constitue un exemple à suivre.

Accéder à la rediffusion du webinaire sur les micropolluants pharmaceutiques et  chimiques

Selon les scientifiques, la pollution serait responsable, dans le monde, de plus d’une mort prématurée sur six. Et ceux que l’on qualifie de micropolluants — pour les faibles concentrations auxquelles on trouve ces agents de très petite taille — sont fortement suspectés d’avoir des effets négatifs sur les hommes et sur l’environnement. 

Ainsi, lorsqu’il est question de gestion de l’eau, éliminer les micropolluants pharmaceutiques apparaît comme l’un des enjeux prioritaires. L’exemple du site de Sanofi Vertolaye, installé en Puy-de-Dôme depuis 1939, constitue, en la matière, un véritable cas d’école.

L’histoire débute au milieu des années 2000, lorsque des passionnés commencent à pêcher dans une rivière voisine du site, la Dore, des goujons à l’abdomen déformé. La découverte inquiète. Et la préfecture en interdit la pêche et la consommation. Une enquête est diligentée. 

Quelques mois plus tard, les chercheurs de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) rendent leur verdict : 60 % des poissons vivant en aval de l’usine de Sanofi Vertolaye présentent à la fois des caractéristiques mâles et femelles. Contre 5 % des poissons vivant en amont seulement. Les experts parlent d’ambiguïté sexuelle. Une perturbation endocrinienne attribuée aux produits chimiques rejetés par l’usine. Malgré un niveau de rejet correspondant en tous points à son arrêté préfectoral.

 

Mieux traiter les eaux usées industrielles

Rappelons que sur le site de Vertolaye, Sanofi fabrique de nombreux principes actifs pharmaceutiques différents. Et chaque année, ce ne sont pas moins de plusieurs centaines de tonnes de produits qui sortent de cette usine. Une usine qui dispose de sa propre station d’épuration rejetant dans le milieu naturel, 5 000 mètres cubes d’eau industrielle traitée par jour.

Après publication des résultats de l’Ineris, la direction de Sanofi a mis en œuvre, en étroite collaboration avec les instances réglementaires (DREAL, Agence de l’eau, Police de l’eau) et les associations de protection de l’environnement, un plan d’action visant à éliminer les micropolluants pharmaceutiques de ses rejets. Faisant ainsi preuve de sa bonne foi et anticipant des normes probablement à venir en la matière. Le tout, d’abord en limitant les rejets de principes actifs au niveau des ateliers du site. Puis en investissant dans une unité de traitement finale de ces substances.

 

La solution CarboPlus pour éliminer les micropolluants pharmaceutiques

 

C’est dans une phase pilote de sa solution CarboPlus® que Saur a commencé à travailler avec Sanofi Vertolaye. Cette solution, développée pour éliminer les pesticides des eaux potables dans les années 1990, utilise du charbon actif sur lit fluidisé. Le lit fluidisé permet d’assurer une performance constante et une utilisation maximale de la surface du charbon.

Une année d’essais sur site l’a confirmé : la technologie est capable d’éliminer les micropolluants pharmaceutiques des eaux usées industrielles dans leur quasi-totalité. Les autres technologies testées (ozonation, technologies membranaires, etc.) par Sanofi n’ont pas donné des résultats aussi satisfaisants.

En 2015, le site de Sanofi Vertolaye inaugurait finalement son unité de traitement au charbon actif CarboPlus®, qui a permis d’éliminer plus de 95% de la pollution “perturbation endocrinienne” mesurée sur cellule de Balaguer. Le tout pour un système qualifié de « meilleur compromis technico-économique ». Depuis, même s’il faudra du temps pour réellement observer un impact sur les poissons, de nouvelles études sur les goujons de la Dore font état d’une ambiguïté sexuelle fortement atténuée.

 

Si vous aussi vous souhaitez mettre en place de nouvelles solutions pour réduire l'impact environnemental de votre industrie, consultez la rediffusion de notre dernier webinaire sur les micropolluants.

Webinaire - les enjeux des micropolluants pour les industries chimiques et pharmaceutiques