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Application EMI : surveiller l’évolution de la ressource en eau

Avec le réchauffement climatique, le risque sécheresse est de plus en plus prégnant. Il impose désormais une surveillance active de l’évolution de la ressource en eau. Niveau des nappes phréatiques, débit des cours d’eau, précipitations. EMI, une application conçue par les experts de la société ImaGeau, groupe Saur, permet de compulser toutes ces données et d’en extraire les indicateurs utiles.

Si les émissions de gaz à effet de serre et le changement climatique se poursuivent au même rythme qu’aujourd’hui, le projet Explore 2070 — un projet porté par le ministère de la Transition écologique et solidaire entre 2010 et 2012 — prévoit une diminution des débits annuels moyens des cours d’eau pouvant aller jusqu’à 40 % et une recharge des nappes phréatiques à la baisse d’au moins 10 %. Le tout par rapport à une référence prise entre 1961 et 1990.

Ainsi, pour limiter le risque sécheresse sur leur territoire, les collectivités vont devoir adopter des moyens de gestion active de leurs ressources en eau. Elles devront non seulement suivre l’évolution de la ressource en eau, mais aussi optimiser le fonctionnement de leurs captages et anticiper leur entretien. Grâce, par exemple, à l’application EMI — pour Environmental Monotoring Interface — développée par la société ImaGeau, une société du Groupe Saur dont l’activité est dédiée à la problématique. 

Aujourd’hui, un peu plus de 120 collectivités utilisent déjà ce service en France pour, entre autres, anticiper le risque sécheresse sur leur territoire. 

 

L’évolution de la ressource en eau passée en temps réel

Au quotidien, l’application EMI recueille des données issues de capteurs installés dans les ouvrages de production d’eau souterraine ou du côté des cours d’eau, mais également des données relatives aux précipitations ou d’autres, historiques et statistiques, disponibles sur les serveurs de l’État :

  • 1 991 piézomètres exploités sur une quinzaine d’années,
  • une trentaine d’années de recueil de données sur 1 480 stations de mesure de débit,
  • 1 022 stations météorologiques pour près de quarante années de données pluviométriques. 

Ce sont ces chiffres, validés et vérifiés, qui permettent aux algorithmes de l’application de calculer des indicateurs de vulnérabilité pour un site vis-à-vis de la sécheresse notamment. EMI renseigne aussi sur les rendements et le colmatage des ouvrages. De quoi assurer une vision claire de l’évolution de la ressource en eau d’un territoire et prendre les mesures qui s’imposent pour optimiser les performances d’une exploitation.

Dans la pratique, EMI permet ainsi de visualiser les ouvrages qui perdent en rendement. Le signe qu’un forage, par exemple, présente un défaut de maintenance. Celui-ci devra être corrigé au plus vite. Car, dans la perspective d’un risque sécheresse notamment, il pourrait être synonyme pour la collectivité, d’une perte de capacité d’alimentation en eau.

Tous les points de surveillance liés à une nappe phréatique particulière — ou à un cours d’eau — peuvent également être consultés afin de visualiser le niveau de cette nappe — ou le débit de ce cours d’eau — par rapport à son historique le plus haut et le plus bas. Avec pour objectif d’estimer en continu, l’évolution de la ressource en eau, le niveau de vigilance à apporter à cette nappe — ou à ce cours d’eau. De même concernant les précipitations dont les valeurs sont fournies par les stations météo les plus proches.

 

Anticiper pour économiser

En connectant toutes les informations utiles, l’application EMI propose une trentaine d’indicateurs de risque, mis à jour quotidiennement pour chaque territoire. Elle alerte ainsi les collectivités en temps réel de l’évolution des conditions de sécheresse. Elle qualifie également l’impact potentiel de ces conditions sur la production d’eau. 

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Grâce à EMI, les collectivités peuvent littéralement voir les choses arriver. Et réaliser de réelles économies d’eau et de coûts de maintenance.