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La co-digestion des boues d’épuration pour les collectivités locales

Dans la lignée de la COP21, la co-digestion des déchets fermentescibles avec les boues d’épuration offre des solutions pour les territoires. L’enjeu repose sur la production d’énergie renouvelable (électricité, chaleur et biométhane) locale, optimisée et rentabilisée par la mutualisation des déchets de différents acteurs.

Plus d’un million de tonnes de boues sont produites chaque année par l’activité des stations de traitement des eaux usées. Comme tout déchet fermentescible (biodéchets alimentaires ou les déchets végétaux), les boues d'épuration produisent, dans des conditions adaptées, du biogaz riche en méthane valorisable sous forme d’énergie.

Mais ce gisement énergétique est aujourd’hui sous-exploité. La principale raison est liée aux coûts d’investissement, qui sont un véritable frein à la rentabilité des unités de méthanisation. Par conséquent, le développement de ces unités est restreint aux stations d’épuration de grande taille (équivalent à 100 000 habitants environ).

Une solution adaptée aux collectivités rurales ou péri-urbaines 

Pour les collectivités rurales ou péri-urbaines équipées de stations d’épuration de taille restreinte (équivalent à 10 000/30 000 habitants environ), le co-traitement des boues avec des bio-déchets locaux constitue une solution qui fait figure d’exemple en termes d’écologie territoriale.

Elle représente à la fois :

  • une filière alternative de traitement des déchets organiques (issus de la restauration collective, de la grande distribution, des industries agro-alimentaires, des tontes d’espaces verts…) dans une logique d’économie circulaire (rien ne se perd, tout se transforme sur le territoire),
  • une filière de production d’énergie renouvelable locale, optimisée et rentabilisée par la mutualisation des déchets de différents acteurs. Elle s’inscrit dans les objectifs de la loi de transition énergétique promulguée le 18 août dernier qui engage la France à porter à 32% la part d’énergies renouvelables et à diminuer de 40 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030.

La mise en place d'une co-digestion des boues d'épuration pour les collectivités locales

Si cette démarche positionne le territoire sur la voie de la transition énergétique et des synergies entre acteurs locaux, l’exercice impose en amont de disposer de systèmes d’information qui permettent de recenser les gisements, d’identifier des circuits de collecte et de modéliser la production de méthane en fonction des déchets.

L'autre enjeu repose sur la mobilisation de divers acteurs locaux, ce qui nécessite un engagement fort de la collectivité en matière de pilotage.

Saur a notamment accompagné le territoire de Mordelles (Ille-et-Vilaine) pour :

  • l’évaluation du gisement de biodéchets (déchets végétaux, de restauration collective et d’industries agro-alimentaires),
  • la modélisation de la production de biométhane grâce à l’utilisation du logiciel Codilog, développé en partenariat avec l’Irstéa,
  • la définition des mélanges optimaux pour assurer une production d’énergie maximale (> 10 000 MWh/an).

Le projet est aujourd’hui étudié par Rennes métropole et l’association AILE  – Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement – qui est mandatée pour expérimenter des projets de développement local d’énergies renouvelables dans le cadre de programmes européens.